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Article publié dans la NR - octobre 2008
Tours Emploi Travail'Aid, c’est un peu "la lueur d’espoir" pour des dizaines de demandeurs d’emploi qui ne parviennent pas à se faire une place sur le marché du travail.
L’association intermédiaire leur propose de se réinsérer par le biais de l’économie sociale et solidaire, en s’orientant sur des secteurs en tension : BTP, service à la personne, hôtellerie, autant de branches en manque de main-d’œuvre qui ouvrent leurs portes à ces hommes et ces femmes peu ou pas formés.
« On essaie de leur offrir une formation professionnelle avant tout chose, insiste Dominique Berdon, directeur de l’association. Pour quelqu’un qui s’est toujours entendu dire qu’il n’avait pas droit à la moindre formation, se retrouver payé pour apprendre, c’est une vraie valorisation. » Et le début d’une vraie (re)prise de confiance en soi. « Les publics que l’on reçoit sont en majorité sans ressource, ou avec le RMI, note le directeur. Ils ont besoin d’être d’être épaulés à tous les niveaux. » C’est aussi pour ça que Tours Emploi dispose des services d’une psychologue, Nathalène Ascensi, et que les demandeurs d’emploi qui ne peuvent pas devenir salariés de la structure, peuvent se tourner vers le Carrefour d’Ecoute, où les bénévoles rassurent, conseillent, orientent ? Ce qui inquiète le plus le directeur de l’association, « la hausse de certains publics, qui pouvaient se croire à l’abri avant, comme les seniors et le nombre de jeunes sans le moindre revenu. »
Malgré la crise, pas de panique à Tours Emploi. « Le propre de l’insertion par l’activité économique, c’est de toujours avoir un train d’avance, sourit Dominique Berdon. La fusion avec l’association intermédiaire de Saint-Cyr, par exemple devrait permettre d’absorber l’afflux de demandes ».
Publié le 27/11/2008 à 12h40